Le but de ce programme pluri-annuel, baptisé "Dream gap" ("fossé des rêves"), est de sensibiliser le public sur les différents "facteurs qui empêchent les petites filles d'atteindre leur plein potentiel", explique dans un communiqué la société basée à El Segundo (Californie).

Selon certaines études, qui restent à approfondir, dès l'âge de cinq ans les fillettes sont moins enclines à considérer les femmes comme intelligentes et commencent à perdre confiance dans leurs capacités, contrairement aux garçons qui n'auraient pas ce genre de problème.

Ce phénomène est alimenté par des stéréotypes culturels, des préjugés sexistes implicites et la représentation des hommes et des femmes véhiculée par les médias, résume le communiqué de Mattel.

Autant de "facteurs limitants" qui pèsent sur la façon dont les petites filles se perçoivent et que Barbie s'engage à combattre via le projet "Dream Gap" en "finançant la recherche, en mettant en valeur des modèles positifs et en créant une communauté d'entraide".

La marque Barbie va notamment financer une chaire à l'université de New York, en collaboration avec le professeur Andrei Cimpian du département de psychologie, pour permettre de nouvelles études sur la question. Plus globalement, Barbie s'engage à travailler avec des scientifiques pour promouvoir ces recherches.

Ce projet veut "éduquer la société sur les préjugés sexistes et rassembler tous ceux qui soutiennent les petites filles, car nous ne pouvons pas faire ça tout seuls", a déclaré Lisa McKnight, directrice générale et vice-présidente de la marque Barbie.

La poupée Barbie elle-même, en butte à une concurrence croissante des jeux vidéo et électronique, sera élevée au rang de "modèle" positif.

Mattel a annoncé cet été 2.200 suppressions d'emplois à travers le monde après une lourde perte trimestrielle.