Les syndicats ont annoncé la tenue de deux actions lundi: une à 11h00 devant le siège du gouvernement et l'autre au tribunal de l'entreprise de Bruxelles.

Tous les travailleurs étaient réunis en matinée au magasin Anspach à Bruxelles pour une assemblée nationale. Deux actions ont été décidées au cours de cette assemblée. Une première délégation syndicale et des membres de la direction belge de New Look se rendront au tribunal de l'entreprise afin d'être tenus informés de la déclaration de faillite.

"Un dossier a bien été introduit auprès du tribunal mais le dépôt de bilan n'a pas encore été prononcé. Nous nous rendons donc au greffe du tribunal pour en savoir plus", a expliqué Laurent Guerriti-Gerbi, secrétaire permanent Setca. Ce dernier a précisé que la direction belge était solidaire des syndicats. "Elle a été lâchée dans cette affaire", selon lui.

Une autre délégation Setca-CNE de plusieurs dizaines de personnes devait manifester devant le 16 rue de la Loi pour témoigner de son mécontentement vis-à-vis du gouvernement. Celui-ci met toujours en avant les emplois créés dans ses déclarations alors que peu de choses sont faites pour préserver l'emploi existant, selon les organisations syndicales.

New Look compte six magasins en Belgique: deux à Anvers, deux à Bruxelles, un à Hasselt et un autre à Mons.

Des travailleurs reçus au cabinet du Premier ministre

Une petite délégation représentant le personnel de New Look a été reçue lundi au cabinet du Premier ministre Charles Michel. Elle a pu exprimer auprès de collaborateurs du cabinet son mécontentement à propos de l'intention de la direction de la chaîne anglaise de déposer la faillite pour ses six magasins belges.

Actuellement en grève, le personnel belge de la chaîne de magasins de vêtements ne comprend pas que la législation belge permette, selon eux, qu'une multinationale puisse ainsi fermer des enseignes sans prendre ses responsabilités.

"On nous a dit au cabinet qu'ils allaient maintenant se concerter avec les ministres régionaux de l'Emploi. Des contacts seront aussi pris avec la direction internationale afin de savoir pourquoi le droit à l'information du travailleur n'a pas été respecté et pourquoi aucun dialogue social n'a été initié", résume le secrétaire syndical Jörgen Meulders (LBC-NVK/CNE).

"Que peut-on faire face à une multinationale qui met ainsi 110 personnes à la rue? Je ne sais pas si les autorités régionales ou fédérales peuvent faire quelque chose. Tout ce qu'elles veulent c'est 'jobs, jobs, jobs', mais on voit que la réalité est différente", poursuit M. Meulders.

Le personnel n'a pas l'intention de reprendre le travail tant qu'il n'a pas plus de précisions sur la faillite qui pourrait être prononcée devant le tribunal de l'entreprise dans la semaine.