Le secret est bien gardé : en se baladant dans cette belle avenue bruxelloise que le propriétaire préfère ne pas nommer, devant cette façade datant de 1912 sagement liftée, on ne peut deviner ce qui se trame à l'intérieur. Pourtant, une fois la porte d'entrée en fer forgé franchie, le ton est donné. Un immense voile en béton brut se dresse devant le visiteur et laisse entrevoir, de part et d'autre, le soleil qui pénètre abondamment dans la demeure par l'arrière. Autour de cet axe vertical minéral et épuré - qui cerne en réalité un ascenseur en verre -, serpente l'escalier en métal noir menant jusqu'au sommet de l'habitation. " Il est découpé au laser, c'est un travail artisanal formidable, nous fait remarquer Guy Melviez, l'architecte du lieu et notre guide du jour. Chaque marche est traitée de la même manière au-dessus et en-dessous, ce qui fait penser à l'escalier sans fin d'Escher. C'est par ailleurs un tampon visuel avant d'arriver dans la zone privée proprement dite.
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