L'Etat consacrera au moins 10 milliards de yuans (1,27 milliard d'euros) sur les cinq prochaines années à l'édification du Parc national pour le panda géant dans les montagnes du sud-ouest du pays, lieu de vie traditionnel de l'ursidé, selon le China Daily.

Le sanctuaire consacré au mammifère au pelage noir et blanc et aux oreilles rondes s'étendra sur plus de 27.000 km2, soit une superficie équivalente à celle de la Sicile ou de la Belgique.

L'objectif est notamment de pousser les communautés de pandas actuellement isolées dans trois provinces de Chine à se mélanger et à se reproduire.

Ce n'est pas une mince affaire: ces ursidés ont la réputation d'être maladroits lors de l'accouplement, qui est souvent bien trop rapide pour que la femelle soit fécondée. De plus, cette dernière n'est réceptive que deux ou trois jours par an aux avances de son partenaire.

L'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) avait sorti en septembre 2016 l'animal de la liste des espèces "en danger", soulignant l'efficacité des efforts entrepris par la Chine pour sauver le mammifère. L'espèce reste toutefois "vulnérable".

Plus de 80% des pandas sauvages du monde se trouvent dans la province chinoise du Sichuan (sud-ouest) et le reste dans celles limitrophes du Shaanxi et du Gansu, situées plus au nord.

Le financement du parc a été validé mardi après un accord entre la banque chinoise Bank of China et le Service des forêts du Sichuan, a indiqué le China Daily. L'enveloppe servira notamment à financer des programmes de réduction de la pauvreté dans les zones concernées, et à construire les nouvelles infrastructures du parc.