La capitale belge n'a pas été choisie par hasard pour cette primeur. Il existe en effet en Belgique un marché "très porteur" pour ce type de voyageurs, selon la compagnie émiratie, qui a déjà transporté quelque 650.000 personnes en trois ans de présence à Zaventem.

La cabine de ces nouveaux Boeing 777 a été entièrement redessinée, toutes classes de voyageurs confondues. Les couleurs y sont dorénavant teintées de bleu, l'environnement est plus aéré et les écrans sont beaucoup plus grands qu'auparavant.

Les nouveautés sont surtout visibles en première classe. De huit cabines par avion jusqu'à présent, Emirates est passé à six, qui disposent de plus d'espace et qui peuvent être entièrement fermées du sol au plafond avec une porte coulissante. Il n'y a donc plus aucun contact avec l'extérieur et l'intimité et l'isolation y sont totales. Le room service peut s'y faire via un appel vidéo et les cabines situées au centre de l'appareil sont, elles, dotées de hublots virtuels. "Tout cela en fait une offre unique sur le marché", vante Jean-Pierre Martin, directeur de la compagnie pour la Belgique et le Luxembourg.

Il n'existe pour le moment que deux exemplaires de ce B777. L'un fera le voyage entre les Emirats arabes unis et Genève, en Suisse, dès ce samedi, tandis que l'autre viendra donc tous les jours à Bruxelles. "Nous sommes ainsi fiers d'avoir pu créer l'environnement pour que notre capitale soit choisie", se félicite Jean-Pierre Martin.

L'entreprise émiratie mise en effet grandement sur le marché belge et sur ses voyages d'affaires. Viennent s'y greffer l'une ou l'autre célébrité et le trafic généré par le statut de capitale de l'Europe, explique son patron belge. "Il y a donc un marché très porteur en Belgique pour ce type de déplacements, qui nous dit que ce sera un succès. Bruxelles, où nous sommes présents depuis trois ans, est devenue une ville qui s'impose dans notre réseau", explique son patron.

Forte de 650.000 passagers transportés sur cette période et d'un taux de remplissage de 80% sur son vol quotidien, Emirates a d'ailleurs lancé, il y a un mois, une seconde liaison par jour entre Zaventem et Dubaï. "Les réservations sont au rendez-vous et l'hiver et le printemps se profilent de manière excellente", se réjouit Jean-Pierre Martin. Le projet est désormais de le faire fonctionner à court et moyen termes avant d'éventuellement réfléchir à la venue d'un Airbus A380. L'aéroport, de son côté, se prépare depuis plusieurs mois à l'éventuelle arrivée future d'un tel modèle d'avion sur son tarmac en construisant des passerelles passagers adaptées.

Viennent en outre encore s'ajouter à ces deux vols quotidiens les six vols cargo par semaine. Le tout représente environ 3.000 emplois directs, indirects et induits à Brussels Airport, selon une étude de l'ACI (Conseil international des aéroports).