Chaque année à la même époque, les gourmands se réjouissent. Que l'on soit petit ou grand, la Chandeleur ne laisse pas indifférent, tant pour son caractère convivial que pour les réjouissances gustatives qu'elle procure. Mais au-delà de la tradition, les origines païennes de cette fête sont quelque peu tombées dans l'oubli. Petite occasion de se rafraîchir la mémoire avant de passer à table.

Pourquoi le 2 février ? L'origine de la date remonte à l'époque romaine quand la population avait pour tradition de célébrer, vers la mi-février, le retour de la lumière en brandissant des flambeaux une fois la nuit tombée. Une manière d'accueillir à l'avance le printemps et ses jours plus longs. Cette cérémonie, baptisée Festa Candelarum (la fête des Chandelles), fut ensuite reprise par la religion chrétienne pour célébrer la présentation de Jésus-Christ au Temple et la purification de la Vierge Marie, quarante jours après la Nativité, soit le 2 février.

D'où vient la crêpe ? Sa forme ronde et ses reflets dorés ramènent ici aussi à la chrétienté, en symbolisant d'une part l'auréole de l'Enfant divin et surtout le Soleil, dont le retour est synonyme d'une période plus clémente. Autre signification ; celle de la roue de la Fortune, pour la promesse d'une année nouvelle à l'abri des contraintes matérielles et financières. La tradition voulait d'ailleurs que l'on sacrifie la première crêpe du lot pour la lancer au-dessus d'une armoire avec une pièce en main ! Une pratique qui remonte à une époque où février marquait le retour des semailles dans les champs. Les familles utilisaient alors leur farine en trop, issue de la précédente récolte, pour cuisiner des crêpes et se souhaiter bonne fortune. Si cette idée de prospérité tend à se perdre de nos jours, nul doute que la crêpe à encore pour longtemps la cote au coeur des foyers.

G.A